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du Mesnil - Plateau de Boos - Diocèse de Rouen

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Fleurir fait jaillir la vie

Graine de Moutarde a interviewé une des fleuristes bénévoles au service de notre paroisse..

Qu’est-ce qui vous a amenée à fleurir votre église ?

Denise. Dès ma tendre enfance j’ai eu une complicité avec les fleurs, et plus tard encore davantage, après ma formation en art floral occidental et surtout japonais (ikebana) que je poursuis. Il y a trente ans déjà, Geneviève Vacherot disait : “Les bouquets de nos églises ne sont souvent qu’une ornementation peu digne de nos célébrations. Cherchons à mettre l’art floral au service de la liturgie, afin qu’il ait un sens”. Elle
créa des sessions à la fois spirituelles et florales avec approfondissement de la liturgie, redécouverte de la symbolique chrétienne du Moyen Age (formes, nombres, couleurs, végétaux) et une approche de techniques florales.
    L’art floral au service de la liturgie était né !
Puis il s’est étendu dans les différents diocèses. Depuis des années, Colette et Rolande, dévouées et compétentes, viennent de Beauvais assurer des cours au Centre spirituel de Mambré à Saint- Jacques -sur-Darnetal. Cet art a pris des orientations spécifiques qui l’ont fait reconnaître comme “service d’Eglise”
depuis 1992 par le Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle.


GdM. Pouvez-vous nous présenter ce qui caractérise l’art floral “liturgique” ?

D. Fleurir en liturgie est un travail d’équipe, comme pour toute mission d’Eglise. Des recherches se poursuivent.

Frère Didier, moine de l’abbaye de Tamié, donne de précieux conseils à ce sujet. Il nous invite tout d’abord à mettre notre cœur à l’écoute de deux livres : celui de la nature et celui des Ecritures.
Puis il nous incite à œuvrer dans trois directions, à savoir :

  • Le respect de la nature et l’accueil de son message. Le temps liturgique suit le rythme des saisons, le fleurissement également.
    Commençons par créer la “terre” (vase, pierre, racine), puis la “forêt” (herbes, feuillages) et enfin la “floraison”. Quant au style, ce sont les éléments qui le dicteront. Laissons du vide pour que le bouquet respire ; cet espace chante le silence et invite à parler de Lui !
  • La méditation approfondie des Saintes Ecritures qui évite un bouquet figuratif au lieu de symbolique.
  • La simplicité ; tout l’art est de dire le plus avec le moins possible. 
Frère Didier nous présente ses orientations à partir de trois mots clés :
  • Recevoir. Commençons par nous émerveiller, contemplons chaque fleur : elle nous parle. Nous y découvrirons, dans sa structure, d’une part un mouvement de recueillement qui dit dans l’intimité l’amour du Créateur, et d’autre part un rayonnement qui dit le don et aussi l’uni- versalité de l’amour.
  • Transfigurer. Nous créons en partant de la beauté naturelle, nous l’humanisons et en plus nous lui donnons un sens “sacré” par notre message : évocation d’un état d’âme, d’un événement, d’un symbole religieux ou biblique de la tradition de l’Eglise.
  • Offrir. Si le bouquet est harmonieux,adapté à la célébration et au temps liturgique, et a sa juste place, offrons-le à Dieu et à l’assemblée.

GdM. Finalement cet art vous apporte de la joie.

D. Réaliser une composition “liturgique” prend une autre dimension qu’une composition “profane” ; elle me
dépasse. Il m’est arrivé en reculant machinalement pour avoir une meilleure vue d’ensemble de la composition, d’avoir exceptionnellement un flash d’intense bonheur secret. Un ange n’aurait-il pas emprunté mon sécateur pour que cette fleur soit si bien placée et mette les autres si en valeur ? Alors le bouquet devient parole silencieuse, invitation à la présence du Tout Autre.


L’équipe de rédaction Graine de Moutarde a interviewé une des fleuristes bénévoles au service de notre paroisse.

 

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