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Paroisse St Paul

du Mesnil - Plateau de Boos - Diocèse de Rouen

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Compte rendu de la 7ème Assemblée Paroissiale du Dimanche 2 décembre 2018

Compte rendu de la septième Assemblée Paroissiale

Dimanche 2 décembre 2018

1 – Pourquoi une Assemblée paroissiale ?

Instituée par le décret synodal du 24 octobre 2010, elle constitue « la conscience évangélique et missionnaire de la Paroisse en étant attentif à la vie des hommes et des femmes du lieu sur lequel la paroisse est implantée, et de ceux qui sont amenés à la fréquenter… ».

Nous devons veiller à :

-          ce que l’évangile soit annoncé par tous à temps et à contre temps,

-          vérifier la qualité missionnaire et évangélique de ce qui est vécu et mis en place,

-          proposer, soutenir et encourager les initiatives utiles à la mission de l’Eglise,

-          favoriser un esprit de communion et de coordination entre tous les partenaires de la mission de l’Eglise.

Nous privilégierons pendant ce temps, à la demande du pape François, au dernier synode : la franchise, l’écoute, l’humilité, le dialogue et le silence.

 

60 personnes représentant six communes ont participé avec de nombreux échanges et témoignages.

 

Avant toute intervention, le Père Frédéric Masset invoque l’Esprit Saint par un chant puis nous prions Notre Père.

2-     Evènements marquants notre paroisse et la société au cours de ces derniers mois.

2-1 Le Père Frédéric Masset dresse un bilan personnel depuis son arrivée.

Année difficile : avec de nouvelles têtes. Le changement de paroisse : grande différence avec Yvetot (rurale) et St Paul (citadine).

Arrivé sur la paroisse, avec en plus l’administration paroissiale de Bonsecours gérée par la présence des religieuses. « Désespérément pessimiste » j’ai eu un sentiment d’impuissance devant la multiplicité des demandes de présences de part et d’autre, devant les attaques de l’Eglise (affaires de pédophilie en cours) mais je retiens le soutien des laïcs dans leurs gestes amicaux (décès du P. Sèbe) et la présence du P. Parfait. Merci au Père Parfait, il dit toujours oui, c’est du bonheur.

Les atouts :

Les atouts de la paroisse sont : sa jeunesse, les familles, les enfants et adolescents. Elle se caractérise par : la bonne humeur, la joie et la bienveillance, le climat est fraternel et il y a beaucoup de chrétiens engagés.

Remerciements au Père Alexandre Gérault pour son organisation et au secrétariat paroissial au top : « Le curé peut-être absent une semaine ! ».

Autre point positif : une bonne organisation des permanences d’accueil.

Les faiblesses :

La communication, notamment entre les services, est une question : «il y a le risque que chacun mène sa barque avec la multitude d’acteurs ».

Je découvre parfois les inhumations en lisant la feuille des personnes décédées le week-end. Comme prêtre, j’ai du mal à trouver ma place, je me sens à la remorque.

Les finances restent fragiles avec des recettes en baisse.

Deux défis :

Une belle vie de prière avec une multiplicité de temps et de lieux et si peu de monde !

La formation : il existe une génération bien formée, mais quid pour l’avenir. Qui envoyer comme disciples missionnaires ; il n’y a pas forcément de disponibilité et d’attrait ?

 

Des points forts en construction pour la mission.

La mutualisation des services avec Bonsecours est en marche : la préparation au mariage, la préparation au baptême et la catéchèse. Un autre point important : le catéchuménat sur le plateau. Plusieurs personnes sont en formation, c’est une grande joie mais comment les intégrer dans la communauté paroissiale ?

 

En conclusion, le Père Frédéric Masset exprime sa joie d’être prêtre et curé dans une paroisse sympathique.

Le Père Parfait Mawouwodou s’exprime à son tour en tant vicaire : « merci pour l’accueil et l’engagement des paroissiens. Sans l’engagement des fidèles rien de possible, que pourrions-nous faire sur cette paroisse ? ».

Les paroissiens retournent ces remerciements au Père Parfait et les associent également de tout cœur aux Père Philippe Leroy et au Père Eliséo qui rendent beaucoup de services sur la paroisse.

2-2 Temps d’échange avec les participants.

Ainsi nous avons vécu particulièrement les évènements ci-après :

´  Temps fort vécu et à renouveler dans le cadre de la belle célébration commune avec Bonsecours du sacrement des malades le 11 février. Un appel est lancé pour renforcer l’équipe de 30 visiteurs de malade à domicile ou en résidence.

´  Comment mettre en œuvre les recommandations de nos Pasteurs :

ACCUEILLIR : la lettre au Peuple de Dieu du 20 août 2018 du pape François sur la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées.

Comment se convertir ? Pourrait-on se rassembler pour réfléchir par groupe ?

FRATERNITE : RURALITE, ISOLEMENT, VISIBILITE DE L’EGLISE : la lettre « Frères et sœurs » de Mgr Lebrun du 1er novembre 2018 sur comment vivre la fraternité évangélique.

Quelle présence chrétienne donnons-nous en milieu rural ? Eloignement des villes, éloignement de l’Eglise.

Le Père Philippe Leroy rappelle que suite au synode diocésain, des missions de serviteurs de communauté ont été proposées en lien avec la définition de communautés locales. Cette recommandation n’a pas été mise en œuvre. Elle pourrait être une réponse à cette visibilité de l’Eglise sur notre territoire.

 

Il faut reconnaître les chrétiens sur le plan local. La convivialité est importante, les gens attendent notre témoignage de chrétiens. La notion de partage parle plus, à des personnes qui ne pratiquent plus, que la notion de foi et de communauté.

 

Les villages ruraux de notre paroisse sont souvent des villages « dortoirs » peuplés d’habitants citadins déplacés vers la zone extérieure de l’agglomération. Le phénomène décrit ici impacte la crise de la diminution du nombre de pratiquants dans l’Eglise, à l’instar de la diminution des services publics dans le domaine civil.

En tant que médecin en retraite et responsable sur un autre diocèse de la Pastorale de santé et solidarité, je fais le même constat de la campagne « abandonnée ». Dans notre paroisse les chrétiens sont consommateurs et  pratiquent l’entre soi ; on ne voit pas ce qui se passe ailleurs, nous sommes des privilégiés. Concernant la lettre du Pape, les laïcs baptisés sont appelés à s’engager, il faut oser dire pour construire, accompagner, dire bonjour. Il faut allez vers les jeunes, travail de fond et de reconnaissance, renforcer les équipes d’accompagnement des malades, des familles en deuils, de ménage. C’est au niveau des plus pauvres que l’on rencontre Dieu.

Notre archevêque nous demande d’ouvrir des petits groupes de partage de la Parole de Dieu. Nous avons envie de répondre à cet appel dans notre village pour aller vers les personnes qui souffrent du deuil (de conjoints ou d’enfants) et refaire un pas vers les esseulés qu’on rencontre dans les cimetières alors que l’église est fermée ! Envie d’inviter à se réunir dans les maisons et ceci avec un constat d’absence de messe depuis 3 ans.

 

A l’ensemble de ces constats, le Père Frédéric Masset souligne la réalité sociologique des deux paroisses qui comporte 2/3 de ses habitants sur 1/3 de la surface de son territoire. La partie rurale éprouve un sentiment d’abandon mais sur de nombreux villages ruraux nous n’avons personne pour ouvrir l’église. La majorité des célébrations de baptême, mariage et funérailles sont sur Bonsecours et Saint Jean Bosco. Faut-il penser à un changement d’horaire pour la messe de 10h30 le dimanche ?  Par exemple l’une à 10h30 et l’autre à 11h. Célébrer dans les villages, mais pour quelle assistance ?

 

Cependant, pensez non plus en paroisse mais en mission, on n’évangélise pas par la messe mais par l’annonce de la foi et de la solidarité. Célébrer la messe c’est pour « l’élite ». Le service de la mission changera dans l’avenir, ne cherchons pas à faire vivre le passé, les jeunes ne s’engagent pas de la même manière.  Preuve en est la joie profonde de l’appel de Jean Vasseur au diaconat vécu sur la paroisse. Mais la question reste : comment accueillir des nouveaux pratiquants qui ne se sentent pas le droit de participer ?                                                                   

3-     Quelles initiatives prendrons-nous pour être fidèles à la mission en 2018/2019

Pour être fidèles à la mission, repensons  déjà ce qui est ressorti lors de notre précédente assemblée paroissiale :

1)      Impliquer en responsabilité ecclésiale les jeunes.

2)      Mieux communiquer autour et entre nous.

3)      Trouver de nouveaux liens intergénérationnels avec les aînés.

4)      Mettre en œuvre les recommandations de la lettre de notre archevêque sur la fraternité.

 

Et du Conseil paroissial commun Bonsecours et Saint Paul :

1) Mieux épauler les prêtres.

2) Construire ensemble.

En réponse à ces axes prioritaires et face aux constats évoqués plusieurs propositions d’action sont avancées :

Mieux se connaître en communauté :

1 - Depuis des années on se dit, on va se retrouver. Tous les gens qui s’engagent se retrouvent entre animateurs

Les équipes qui préparent aux sacrements pourraient-elles se retrouver pour mieux se connaître ? (trombinoscope, affichage…).

2 - Revenir à une proposition ancienne jamais réalisée, avec une grande journée paroissiale ouverte à une participation élargie extérieure (où on pourrait proposer par exemple une formation aux 1° secours avec les pompiers).

3 - Où met-on la visibilité du service même moins spirituel ? Ne pas avoir peur d’appeler pour des services matériels (passer le balai, permet d’échanger avec son voisin !). Il faut des lieux d’accueil propres pour recevoir. Mettre en clair, les besoins par affichage, au fond de l’église pour que chacun puisse en prendre connaissance.

 

 

 

4 - Le Père Frédéric Masset informe qu’il proposera un pèlerinage en Terre Sainte en février 2020 pour fédérer et rassembler.

 

La secrétaire paroissiale, en tant que témoin de tous les retours de ce qui se vit, remercie les paroissiens engagés pour leur investissement dans les services qu’ils accomplissent avec bienveillance. Le Père Frédéric Masset remercie également la secrétaire pour son travail remarquable de mise en relation et de synthèse qui participe également à la visibilité de l’Eglise.

 

Mieux se faire connaître :

 

5 - Relancer les visites des responsables civils et laïcs des villages, pour se faire connaître et les écouter. Nous avions organisé des conférences de solidarité en relation avec les élus du plateau, liaison solidarité église et communes, rencontre CCAS …

 

6 - Grain de sel est un lieu de contact avec les périphéries. Les témoignages sont vivants, actuels, hors communauté sur les évènements de la vie. Il y a un réel besoin d’augmenter l’équipe de reporters pour le journal.

 

Vivre la fraternité :

 

7 - Le Père Parfait demande de vivre la fraternité, en aidant les prêtres et notamment en faisant remonter les informations dont ils ont besoin. Beaucoup de personnes vivent seules, le prêtre ne peut voir tout le monde. Visiter les personnes pour qu’elles ne se considèrent plus abandonnées.

 

8 - Notre Eglise évolue, les gens en périphérie se sentent abandonnés. Proposition de se réunir à l’exemple des premières communautés chrétiennes. Se tourner vers une communauté domestique se basant sur l’Evangile et s’ouvrant sur la pastorale, à l’exemple des premières communautés de l’Eglise : « si 2 ou 3 sont réunis en mon nom, Je suis au milieu d’eux ». Faire témoigner les groupes de paroissiens qui se sont déjà mis en route.

 

9 - Le Père Frédéric Masset propose une participation financière au soutien parrainé par le Père Parfait à son village togolais (Il a déjà offert sur ses propres deniers l’achat d’un groupe électrogène et de lampadaires).

4-      Conclusion.

A l’issue de l’assemblée paroissiale, les paroissiens ont été invités à transcrire sur un document papier la ou les actions qui leur semblaient prioritaires pour l’année à venir. 17 documents ont été recueillis.

Un participant souligne : «La méconnaissance est un frein à l’engagement ». Il rejoint par-là deux points qui reviennent majoritairement et se rejoignent : mieux se connaître et se faire connaître en mettant en pratique cette recommandation de Saint Paul aux premières Eglises : « Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres » Rm 12,10. Il nous reste à l’entreprendre à tous les niveaux.

Le Père Frédéric Masset remercie l’ensemble des participants et les invite à remettre ce travail de réflexions sous le regard de Dieu en particulier par la  prière.

 

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