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du Mesnil - Plateau de Boos - Diocèse de Rouen

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Ils frappent à notre porte !

TÉMOIGNAGE  

Ils frappent à notre porte ! 


NE TE DÉROBE PAS À TON SEMBLABLE ! 
(Isaîe, le Prophète)
 

Amin :

dans son village reculé en Afghanistan, son père a été tué par les talibans, son frère se cache pour ne pas être emmené de force, et ça va bientôt être son tour. Il fuit avec son grand frère, par la route et par la mer.

 Les embarcations sont fragiles, et sous ses yeux le bateau voisin du sien coule dans la mer agitée, emportant son frère. Il arrive seul à Rouen, ne parle pas anglais ni français, seulement le dari. 

 

 

Leila :

avec un diplôme de l’enseignement supérieur, elle travaille au Soudan dans un camp de réfugiés pour le Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’Onu ; au bout de quelques années, comme l’Onu critique le dictateur de son pays, les cadres du camp sont harcelés, sa vie est menacée, elle part à pied, traverse la Lybie, franchit la méditerranée sans se noyer, traverse l’Italie, la France, et arrive à Paris pour demander l’asile. Mais pour ça, il faut chaque jour faire la queue avec des centaines de personnes dont seulement quelques dizaines pourront déposer un dossier. Elle apprend que c’est moins long à Rouen, et arrive ici sans ressources. 

 

Bella :

à 16 ans, elle est enceinte donc mariée de force à un homme de quarante ans qui ne la respecte pas, la frappe et la viole. Elle fuit et trouve le moyen de prendre l’avion pour la France. Des amis habitent Rouen, alors elle arrive ici mais personne ne peut la loger. L’aide sociale à l’enfance reconnaît qu’elle est mineure et qu’ils doivent la prendre en charge, mais il n’y a pas de place, alors elle est à la rue. 

 

Et encore Atim,

qui arrive d’un ex-pays soviétique avec sa femme, sa fille et son bébé car il a refusé, comme sergent, de tirer sur les manifestants ; et un chef d’entreprise africain qui a tout quitté car il est homosexuel et que c’est interdit dans son pays. 

 

Ces personnes et mille cinq cents autres sont arrivées à Rouen l’an dernier pour demander la protection de la France. Elles ont traversé des épreuves inouïes et malgré cela, elles gardent l’espoir de construire ou reconstruire leur vie. Ce qu’elles désirent, c’est avoir le droit de rester en France et d’y travailler. Cela demande du temps, les démarches sont longues et complexes. Comment les aider pour que leur espoir devienne réalité ? 

 

AVANT D’AVOIR UNE PLACE EN CADA (CENTRE D’ACCUEIL DES DEMANDEURS D’ASILE) 

 

Atim demande l’asile, c’est-à-dire la protection de la France.

 

L’État français reçoit sa demande et lui propose le statut suivant : sa demande va être étudiée, parfois pendant deux ans, et durant cette période, il n’a pas le droit de travailler, mais il sera logé et aura une allocation de 200 euros par mois pour se nourrir. Et en signant ce document, l’État lui dit : «Mais je n’ai pas de place pour l’instant, donc je vous donne 100 euros de plus et vous vous débrouillez en attendant qu’une place se libère.» 

Il est donc à la rue sans avoir le droit de travailler, pendant plusieurs mois, sans relations. Même le 115 et ses hébergements d’urgence sont saturés, donc on lui propose trois nuits à l’abri puis trois nuits dehors. Et dans tous les cas, il ne connaît personne. À ce moment de l’accueil, les «réfugiés» ont besoin d’avoir un toit et de rencontrer des personnes qui les accom- pagnent. 

 

Avec Welcome, on peut accueillir chez soi pour un mois ou deux une personne en attente d’une place en Cada. 


SHMA distribue de la soupe aux sans- abri, mais le week-end elle n’est pas fournie. On peut donc s’inscrire pour la leur apporter les samedis et dimanches.

 

ENFIN UNE PLACE EN CADA 

 

Après quelques mois, enfin, une place se libère en centre de demandeur d’asile. Amin est à l’abri, dans un lieu stable, et attend pendant des mois la réponse de l’État. Mais il est toujours aussi seul. Ses seuls contacts sont d’autres migrants dans la même situation que lui. 

Qui va leur apprendre le français ? 

Leur faire découvrir notre culture ? 

Les aider à rencontrer du monde ?

Des associations donnent des cours de français, des cours d’informatique.

On peut aussi parrainer quelqu’un. 

 

 

LE STATUT DE RÉFUGIÉ, ENFIN ! 

 

Raja la Syrienne et Médar le Congolais sont les plus chanceux : l’État leur accorde la protection de la France, ce statut de réfugié tant espéré. Ils ont le droit de s’installer en France et de travailler.

Mais comment trouver un travail quand on ne connaît personne et qu’on parle mal le français ?

Et sans travail, pas de logement. Ils ont besoin qu’on leur offre un logement quelque temps et qu’on les accompagne pour s’intégrer et trouver du travail. 

 

C’est en pensant à ce moment qu’est né le projet de trouver un logement sur le Plateau de Boos pour une famille ayant le statut de réfugié.

Il n’a pas encore abouti sous cette forme, mais on commence l’accompagnement de Médar, logé à Petit-Quevilly, et on espère bientôt s’occuper de Raja. 

 

  

Contacts : 

 

Si vous souhaitez plus d'informations ou vous engager dans des actions : 

– Welcome – hébergement de migrants dans une famille ou dons pour financer des locations d'appartement 

Contact : Luc Demaegdt – Tél. : 06 16 46 50 79 –
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– Parrainage : informations auprès de Agnès Cuisy 

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– Cours de français : Dominique Piermé –

Tél. : 07 85 43 46 63 – Mail : dominique.pierme@ wanadoo.fr 


– Cours d'informatique ou autres : Guy Criton – 

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– Soupe pour les sans-abri : Guy Criton 


– Accompagnement d'une famille, aide à l'intégration, à la recherche d'emploi :

          soit par le projet paroissial (Dominique Piermé)

          soit par Welcome (Luc Demaegdt) 

 

 

 

 

 


 

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